Samedi 13 mai à 14H30 |
EDOUARD BALDUS Expert M. Arnaud Delas. T 06 08 90 47 26 CATALOGUE COMPLET PDF (4,5 Mo) |
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Informations
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Images
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EDOUARD BALDUS (1813-1889)Cette collection n’a pas quitté, depuis les années 1870, les archives de la famille qui la propose aujourd’hui à la vente. Une amitié forte lie l’arrière grand-oncle architecte, possesseur de la collection en 1870, à Pierre Manguin (1815-1869). On retrouvera dans les archives familiales de nombreuses références à celle-ci et un courrier évoquant l’achat d’une montre avec trotteuse, pour leur pratique commune de la photographie. Pierre Manguin, issu de la filière des Beaux-Arts et élève de L.H. Lebas, est nommé architecte en 1848. Le fonds de la commission des Monuments Historiques (Mission Héliographique) conserve des photographies à son nom, notamment celles de Cruas et Bourg-Saint-Andéol datées de 1852. Son travail et celui de Baldus, au sein de la même institution, sur des sujets très proches, la passion de la photographie, l’utilisation de la technique de négatifs multiples et la présence dans le même album des images de Manguin et Baldus laissent penser que ces deux hommes ont eu toutes les chances de se connaître et de collaborer, nous renseignant ainsi sur l’histoire et la provenance de la collection. La collection
comprend : Édouard Baldus est « le » photographe d’architecture du Second Empire. D’origine prussienne, peintre de formation, il s’intéresse très tôt à la photographie. Baldus est engagé en 1851 pour la « Mission Héliographique », commande de la Commission des Monuments Historiques, ayant pour objet l’illustration photographique d’un inventaire du patrimoine architectural français. Sous l’égide de Prosper Mérimée, il travaillera aux côtés d’autres grands noms de la photographie : Gustave Le Gray et Mestral, Henri le Secq et Hyppolite Bayard. À la suite de la « Mission Héliographique », qui fait date dans l’histoire de la photographie, quelques repères marquent la "biographie photographique" de Baldus : les monuments de Paris en 1852 et 1853, le midi de la France en 1853, l’Auvergne en 1854, l’album des Chemins de Fer du Nord (de Boulogne à Paris) en 1855 à l’occasion de la visite de la Reine Victoria, (Commande du Baron de Rothschild, les images seront présentées lors de l’Exposition Universelle de 1855), les travaux du nouveau Louvre entre 1855 et 1857, les inondations à Lyon et Avignon en 1856. À la fin des années 1850 : les monuments de Caen, Chartres, Paris etc.… Et, en 1861, le célèbre Album « PLM » Chemin de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée. Édouard Baldus développe tout à la fois un style, un "regard" et des techniques qui font de lui un grand classique de la photographie primitive. Sa pratique obéit dès le début de son art à : - Une rigueur exceptionnelle qui lui fera préférer un point de vue photographique au service de la représentation architecturale à l’expression d’une personnalité artistique. - Une détermination et un projet photographique qui lui feront produire des images très travaillées avec le souci de répondre parfaitement à la commande. - Une créativité technique, dans son choix novateur et inventif des procédés photographiques, dans l’utilisation de grands formats, ou de plusieurs négatifs pour reconstituer une image, voire, dans la pratique du décentrement et des bascules, qui sont des modifications au moment de la prise de vue de la chambre photographique, donnant au monument une imposante majesté ou contraignant les lignes de fuite des ensembles architecturaux photographiés. Ouvrages de référence : Malcolm DANIEL, Édouard Baldus photographe, Paris, New-York, Montréal, Éd. de la RMN, Metropolitan Museum of Art, Centre Canadien d'architecture, 1994. ISBN 2-7118-3182-5 Anne de MONDENARD, La Mission Héliographique : Cinq photographes parcourent la France en 1851, Paris, Monuments, Éditions du patrimoine, 2002. ISBN 2-85822-690-3 Jérôme Manin - 15/03/06 |
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